Le mot de la semaine

« Regardez-y de près, et vous verrez que le mot liberté est un mot vide de sens ; qu'il n'y a point, et qu'il ne peut y avoir d'êtres libres ; nous ne sommes que ce qui convient à l'ordre général, à l'organisation, à l'éducation et à la chaîne des événements. Voilà ce qui dispose de nous invinciblement [...]. Ce qui nous trompe, c'est la prodigieuse variété de nos actions, jointe à l'habitude que nous avons prise tout en naissant de confondre le volontaire avec le libre. »

Diderot
, Lettre à Landois, 29 juin 1756
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Novice du Chaos : pause surréaliste et... un peu saccadée.




Cela fait un moment que ni moi ni Nibelheim n'avons pris le temps d'écrire un vrai article sur le blog. Nous nous en excusons aux quelques rares personnes qui, peut-être, suivent l'évolution de Bidulbuk. En vérité, ce n'est pas l'inspiration qui manque, mais plutôt le temps et l'énergie ; en ce qui me concerne, j'ai le projet d'écrire une foule d'articles sur Flaubert, Stendhal, Nietzsche, Sartre, le libertinage et l'éveil de l'esprit philosophique au XVIIe siècle, le matérialisme de La Mettrie, etc., etc. mais le semestre en cours ne m'en laisse pas vraiment le loisir. Ce n'est évidemment que partie remise, et il est pensable que l'activité reprendra avec la fin des examens, le 28 Mai. D'ici là, nous nous contentons de mettre en ligne, de temps à autres, des textes plus ou moins connus, mais qui nous semblent intéressants, qui nous ont marqué d'une manière ou d'une autre.


Aujourd'hui, toutefois, je vais proposer autre chose. Quand je m'ennuie en cours ou quand je ressens le besoin de me libérer de fortes tensions, il m'arrive, entre autres choses, de m'adonner à la pratique surréaliste de l'écriture automatique, donnant ainsi le jour à d'improbables chimères issues des tréfonds de mon inconscient. C'est un de ces textes que je vais mettre en ligne aujourd'hui. Ce n'est pas que je pense qu'il puisse valoir quelque chose aux yeux d'un lecteur étranger, bien que je m'y sois sans doute caché tout entier; mais, ayant toujours trouvé ce genre de textes assez énigmatiques, les appréciant à titre de curiosité, je me suis dit que ça ne coutait rien d'ajouter le mien à la foule de tous ceux que l'on trouve déjà un peu partout ; cela pourra peut-être divertir quelques lecteurs suffisamment libérés de l'esprit de sérieux. Dans le pire des cas, quels sont les risques ? Attirer des personnes ayant l'esprit aussi tortueux que le mien ? Faire fuir les rationalistes et autres sectateurs platoniciens en tout genre ? Décevoir ceux qui arrivent sur le blog via google en espérant y trouver les sacro-saintes réponses à leurs devoirs scolaires ? Vraiment, tout cela serait bien fâcheux...

Il me faut maintenant vous dire, à vous qui avez réussi à lire cet article jusqu'ici sans le fuir, que voici venu le moment où mon être conscient prend congé de vous et de ce billet. Je vous laisse en tête à tête avec cette drôle de chimère, sortie casquée de mon mal de crâne à l'occasion d'un cours de Langue Médiévale. Bonne lecture !

Antisthène Ocyrhoé.


L'anachorète Goulibeurophage.

Platon se cache dans une couleur,
Sculptant une noix de coco
Contre-nature et aéroscalpe.
Bougre l'ombre de mercenaire
Scolopendre dans les yeux
et Jaurès entre les orteils,
Gobeur de vésicules et
Arracheur de Péritoine,
Le Lac Léman ne mouille pas les femmes.
Sauf le Jeudi.
Persil
Gris.




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